20070807

Deux beaux films d'horreurs... agricoles

Je me demande quel est le thème du Festival de ciné en plein air à la Villette cette année. Samedi et dimanche dernier, c'était très lié à l'agriculture...

Le premier était le documentaire d'Agnès Varda de 2000: "Les glaneurs et la glaneuse". D’après Le Robert, « glaner » c’est « ramasser dans les champs les épis qui ont échappé aux moissonneurs ». Un peu partout en France, Agnès Varda a rencontré des glaneurs et glaneuses, recupéreurs, ramasseurs et trouvailleurs. Par necessité, hasard ou choix, ils sont en contact avec les restes des autres. Patates, pommes et autres nourritures jetées, objets sans maître et pendule sans aiguilles, c'est la glanure de notre temps.

Parmi les horreurs, celle de voir les coopératives de pommes de terre jeter des tonnes et des tonnes parce qu'elles étaient trop grosses...et après des bénévoles de Restos du Coeur venaient avec les petits moyens du bord ramasser quelques kilos pour les donner. Quel non-sens humain et écologique de les jeter alors qu'elles sont bonnes à consommer? Trop grosses pour les supermarchés! Je n'en reviens toujours pas? Mais pourquoi ne les donnent-ils pas simplement directement aux Restos du Coeur?

Voyons voir si c'est possible de monter un projet localement (si quelqu'un conaît des noms de projets qui existent déjà, je suis intéressée)... Peut-être que objectif zero déchet serait intéressé par un tel projet.

Le film dimanche était "Les raisins de la colère" avec Henry Fonda. Et pendant tout le film, je me disais, rien n'a changé mis à part les personnes victimes. Hier c'était les petits paysans de l'Oklahoma qui se faisaient évincer de leurs terres et se retrouvaient en Californie à travailler pour presque aucune paie. Ils mourraient de faim ou tués par les vigiles. Aujourd'hui ce sont les travailleurs agricoles qui sont enfermés sur des exploitations en Italie pour cueillir les tomates et où 130 immigrés clandestins polonais disparus en 6 ans dans des camps de travaux forcés, ou Espagne dans le triste endroit baptisé "la mer de plastique" en Andalousie. Il doit y avoir bien d'autres cas.

Raison de plus pour manger des produits d'agiculteurs de votre marché à qui vous pouvez parler et à qui vous pouvez rendre visite à la ferme pour faire votre propre idée de leurs pratiques.

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