20081124

Grenoble : Des scénarios sans rocade nord seraient plus efficaces pour diminuer les embouteillages

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Le projet de rocade autoroutière nord de Grenoble a été relancé en 2000 dans le cadre du Plan de Déplacements Urbains. Son coût annoncé de 300 millions d’euros est passé à plus de 700 millions en 2004, à l’issue d’études plus précises. L’Etat s’est alors désengagé du projet.

En 2006, sous la pression de la Chambre de Commerce et d’Industrie, le Conseil général de l’Isère a retenu une variante supposée moins coûteuse. En juillet 2007, il a organisé une grande consultation publique, accompagnée d’une campagne de désinformation. Les questions posées étaient orientées, demandant en particulier un avis sur une "rocade qui réduirait les bouchons" alors que les études de l’Agence d’Urbanisme , non rendues publiques, démontraient que la rocade ne ferait qu’aggraver la congestion des grandes voiries.

Le Conseil général lance aujourd’hui la phase réglementaire de "concertation préalable". Les nouvelles études démontrent que :
- des scénarios sans rocade nord seraient plus efficaces pour diminuer les embouteillages ;
- l’ouverture de la rocade nord ne ferait qu’aggraver la pollution de l’air ;
- le coût annoncé du nouveau projet , 580 millions d’euros, paraît largement sous-estimé.

Or la crise économique va réduire les moyens financiers des collectivités publiques. Si la rocade nord est décidée, des projets de transport en commun seront retardés, voire abandonnés : en un an, le projet de ligne E de tramway Grenoble-Le Fontanil a pris deux ans de retard ...

D’autre part l’ouverture de la rocade nord, en stimulant le trafic routier, aggraverait les émissions des gaz à effet de serre. Or nos déplacements sont responsables de plus du quart de ces émissions, que la France s’est engagée à réduire de 20% d’ici 2020.

Des projets alternatifs permettant une maîtrise du nombre des déplacements et un transfert significatif des déplacements en voiture vers les transports en commun et les modes doux existent. Pourquoi le Conseil général refuse-t-il de les étudier, alors même que la loi Grenelle I qui vient d’être votée par les députés, dont Monsieur Vallini président du Conseil général, impose que "les procédures de décision seront révisées pour privilégier les solutions respectueuses de l’environnement, en apportant la preuve qu’une décision alternative plus favorable à l’environnement est impossible à un coût raisonnable" ?

Nous demandons que les effets économiques, sociaux et environnementaux des différents scénarios, avec et sans rocade, soient évalués en toute transparence, afin qu’un choix clair puisse être proposé à la population".

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