20090207

Un "marché de la consommation" en crise et un "marché de l'économie" croissant

Dernière discussion en date dans le TGV a duré deux heures avec un manager financier de Schneider, relégué en 2e classe en raison des restrictions budgétaires (!) Nous avons parlé environnement, crise et innovation. (NB: ne pas m'engager sur ces trois sujets si vous avez envie de dormir...). Voici des bribes de la discussion (d'autres suivront dans les jours qui viennent).

L'essor du "marché de l'économie"

Certes nous vivons une crise sans précédent sur le "marché de la consommation"; mais nous sommes aussi les témoins de l'essor d'un "marché de l'économie" inexploité. Ce dernier est un vivier d'emplois et de revenus pour les entreprises qui vont s'y positionner . Il y a pénurie de services et de produits permettant de rationaliser et réduire la consommation des entreprises et des particuliers.

Sur ce, mon interlocuteur commence à me parler de Schneider et du projet HOME pour l'accompagnement des entreprises dans la réduction de leur consommation d'énergie. Et cette branche se porte bien : ""marché de l'économie", dites-vous?...concept intéressant!".

C'est un vrai régal de pouvoir mettre des mots sur un phénomène qui prend de l'ampleur au jour le jour: l'essor du "marché de l'économie". Ses principes et ses contraintes sont radicalement différents de ceux qui gouvernent le marché de la consommation. Une fois que les entreprises le percevront et réaliseront qu'elles ont déjà parfois un pied sur ce marché, on pourra progresser à grande allure. (c'est déjà le cas pour ceux qui l'ont compris...Telsa, SmartGrid, les architectes de maisons/immeubles positives et passives, etc.).

La priorité à l'innovation verte


Il me dit que la crise va freiner le développement de l'innovation verte. Et moi je rappelle que les chercheurs qui travaille dans le domaine de "l'économie de la connaissance" soulignent que les innovations les plus significatives sont souvent produites en temps de crise parce que les entreprises se recentrent sur l'essentiel.

Je ne pense pas me tromper en disant que l'essentiel en ce moment c'est de lancer l'innovation verte et d'y participer. Mais pour le faire il faut accepter de développer de nouveaux produits et services (ou des produits et services renouvelés) qui s'intègrent dans un "marché de l'économie". Il faut re-penser son entreprise.

Encore un "re" à rajouter à la liste - "réduire, réutiliser, recycler", réparer, réinventer, renouveler, revaloriser, repenser, etc.

etc. etc. etc.etc. etc. etc.etc. etc. etc.etc. etc. etc.

J'ai l'impression de l'avoir contaminé avec mon virus vert-optimiste pendant ces deux heures vu qu'il m'a donné sa carte et m'a dit très sérieusement d'envoyer mon CV au président du groupe.

I think I have a green virus and I'm contagious...

1 commentaire:

Blog de Vee a dit…

Good luck in sending in your CV.
Il faut bien "contaminer" ce monde anthracite et le rendre vert !!!