20090615

Agroplastiques

Le débat a été lancé sur Ecolo Info par David (article à lire), et je l'invite ici:

Quid des agroplastiques présentés depuis quelques années comme la solution au pétrole.

On oublie que la culture du maïs est :
- l'une des cultures les plus irriguées,
- l'une des plus consommatrice d'intrants (pesticides, herbicides, etc)
- la culture OGM le plus importante au monde.

Dans la photo il s'agit bien d'un sac produit à partir de maïs amidon sans OGM. Mais ce n'est pas pour autant que c'est une solution: quid de savoir l'impact d'un tel sac en consommation d'eau et d'intrants chimiques (dérivés du pétrole).

Aussi, je ne sais pas si vous avez déjà essayé de mettre un tel sac dans votre compost pour voir comment ça se dégrade...mais chez moi, il y est toujours après plusieurs mois, sans aucun changement d'aspect.

Dernier point: je trouve ça étonnant que les fabricants de ce sac aient déposé deux marques enregistrées: on ne pourrait donc plus écrire "ecolobag" ou "la terre est notre village" sans mettre le :

®

Monopoliser notre langage a tendance à m'agacer sérieusement et ne me semble pas du tout être la marque de vrais convaincus du DD... Peut-être un signe à prendre en compte quand on choisit nos produits?

A nous de faire le tri entre les bonnes initiatives "vertes" et les mauvaises. Mais ce n'est pas facile.

7 commentaires:

Claire jane a dit…

Oui, c'est le même problème avec le carburant dit "vert"...

Le Margouillat a dit…

Qu'est ce qui est mieux? Produire de nouveaux produits qui se dégradent peu(voire très peu d'après ce que tu dis) ou modifier la structure des sacs plastiques classiques pour permettre une meilleure absorption par l'environnement? (voir la société Symphony plastics)
En tout cas, le DD est devenu malheureusement un bon terrain pour un nouveau bussiness !!

Ripe Green Ideas a dit…

Utiliser des sacs réutilisables.
La réponse est très simple.
: )

Ripe Green Ideas a dit…

et ne produire des sacs en plastique que pour les besoins essentiels et après avoir réduit ses déchets au max!

LouZou aZen a dit…

je viens de retrouver un de ces sacs en voie de décomposition, je l'ai bien recyclé avant, il a été usé, puis usagé.
C'est moins mal que les sacs plastique normaux (qui st tjrs distribués ds certains magasins)qui consomment le pétrole, extraordinaire ressource.

Anonyme a dit…

Non, les agroplastiques, ça n'a rien à voir avec les biocarburants. Si on fabrique du plastique biodégradable avec la plante entière au lieu de se contenter du seul amidon, le taux de transformation de la matière végétale en pièces plastiques pourra approcher les 100%. Alors que les biocarburants actuels ont besoin de beaucoup d'hectares, les agroplastiques n'en consomment que peu et offrent des débouchés différents aux agriculteurs. On peut rappeler qu'il y a peu, l'Europe subventionnait les jachères, ce qui est un comble pour l'agriculture, et que des coopératives comme Vivadour ont lancé des programmes de recherche pour diversifier les débouchés de la culture du maïs. Ils ont même déposé il y a quelques annnées un brevet sur du plastique à base de maïs plante entière, le Végémat. On est mille fois mieux partis avec de telles matières, 100% renouvelables, qu'avec des additifs qui ne font que fragmenter plus rapidement du plastique pétrochimique qu'on retrouvera concentré dans la chair des crustacés (voir http://en.wikipedia.org/wiki/Great_Pacific_Garbage_Patch ou encore les conclusions du Greenelle de la mer).
Donc, il vaut mieux utiliser des vrais agroplastiques 100%biodégradables, vraiment issus de ressources renouvelables, à chaque fois qu'on peut les substituer à des plastiques pétrochimiques (qui continuent à offrir des propriétés techniques incroyables et quelquefois devenues indispensables).

Ripe Green Ideas a dit…

merci anonyme pour ce commentaire, bien que je ne sois pas d'accord. Faut du réutilisable et du durable avant tout.

la culture du maïs n'est pas à promouvoir: elle fait des dégâts : surconsommation d'eau, d'intrants, etc.

nb: les jachères - permettent au terres de se reconstituer, mais aussi d'héberger une surprenant biodiversité. Allez dans un champ en jachère, posez-vous et observez. C'est fascinant la vie qu'il peut y avoir. Faites de même dans un champ de maïs.
Je ne suis pas pour du jachère partout, absolument pas, mais pour une diversité des approches et surtout pas pour que nous n'enfermions dans une logique de solution miracle unique.